Les auteurs présents à Reims, du 7 au 9 octobre 2011

Invité d'honneur 2011 : Marc Villard

chauzyNé en 1947 à Versailles, il se retrouve à l’âge de dix ans à Reims. C’est à Reims qu’il a commencé à jouer au football. Avec comme entraîneurs Jonquet et Penverne. Puis retour dans une petite ville des Yvelines où il choisit comme métier la gravure et la typographie.

Batteur dans un groupe de rock il tournera durant trois ans dans les Yvelines. Un peu de théâtre amateur, de basket, de foot. et, à 20 ans, il part effectuer son service militaire en Allemagne, à Achern.

« C’est à cette époque, en 1968, que je commence à écrire de la poésie après avoir laissé choir mes velléités de peintre. Après l’armée, je travaille comme graphiste et publie en 71 mon premier recueil de poèmes qui s’intitule l’Amer. J’animerai au fil des ans plusieurs revues avec des amis poètes : Zone avec Arnaudet, Stardust avec Benoit-Jeannin, Le Grand Huit avec Messac, Kaeppelin, Labarrière et Villecrose. A cette époque, je rencontre Delbourg et Francoeur qui resteront des amis. En 74-75, Bernard Delvaille m’intègre dans son anthologie La Nouvelle Poésie Française. Durant dix ans j’écris exclusivement de la poésie, je me marie et mon fils Edouard nait en 1971.

En 1980, je me remarie avec Christine et, parallèlement, me détache de la poésie pour passer à la fiction. Dans le même temps, j’écris un film pour Juliet Berto. En 1981 paraissent simultanément mon premier recueil de nouvelles, Nés pour perdre, mon premier scénario, Neige, et mon premier roman, Légitime démence, écrit en collaboration. Je commence à rédiger des chroniques de rock pour le Monde de la Musique et, ceci, durant huit ans. Depuis cette époque, j’ai deux fils de plus, Romain et Antoine, des livres et des scénarios en plus également. Avec Christine, nous avons commis trois aventures littéraires tuées dans l’oeuf. En 1980, une petite maison d’édition, Hemsé, qui publie six livres. En 1996, un magazine littéraire -Ecrivain Magazine- qui connait cinq numéros (Pennac, Harrison, Charyn, Topor et Ellroy). Enfin, nous concoctons un magazine polar, Moisson Noire, dont nous publions un numéro zéro tout en quadri. Mais nous ne parvenons pas à réunir les fonds pour aller plus loin.

J’ai recommencé à écrire un peu de poésie et j’ai développé ces dernières années des livres réalisés en collaboration avec des dessinateurs et des photographes (Loustal, Hyman, Chauzy, Pinelli, Peyraud, Slocombe, Derouineau). J’ai tendance à produire des textes qui font le nombre de pages qu’ils doivent faire. Je ne suis plus du tout obsédé par la notion de roman ou de nouvelle courte.

Après avoir rédigé une dizaine de scénarios, je me suis détaché de l’audiovisuel qui traite mal les créateurs à l’origine des films. Si scénario il doit y avoir, je préfère le confectionner pour la BD. » ...en savoir plus ...

Le roi sa femme et le petit princeRouge est ma couleurGangsta rapCoeur sombre

Jean-Pierre Alaux

1Désormais bien connu au festival de Reims, cet homme de radio et de télévision, est l’auteur, avec Noël Balen, d’une série oeno-policière, Le Sang de la vigne (Fayard), qui compte 17 volumes, ainsi que d’ouvrages consacrés à l’univers et à l’imaginaire de la mer.

Il vient d’initier avec le très iconoclaste conservateur de musée, Séraphin Cantarel, une série de roman policier au cœur des plus beaux monuments de France, après le Plais de la Berbie à Albi et le fort de Cordouan, le déjà célèbre Séraphin Cantarel devrait en 2012 se rendre dans la magnifique cathédrale de Reims qui vient de fêter son huitième centenaire. 

couvertureAvis de tempête sur Cordouan

Au lendemain du décès de Georges Pompidou, la mort s'invite à Cordouan. Le fils d'un des gardiens du célèbre phare que Séraphin Cantarel est venu expertiser est découvert noyé au pied d'un carrelet. Sa fiancée, quant à elle, demeure introuvable. Tandis qu'en mer le ciel se fait de plus en plus incertain, sur la côte, une chose est sûre : la tempête qui se prépare ne laissera pas la Gironde indemne... Une enquête haletante entre terre et mer

 Un tour de France du Patrimoine culturel.
Première étape : Albi et le Palais de la Berbie

Jean-Pierre Alaux  1975. La modernité frappe la France de plein fouet : tandis que Joséphine Baker meurt et que l’on fête le centenaire de l’impressionnisme, Valéry Giscard d’Estaing arrive au pouvoir et le Musée d’Orsay ouvre ses portes. Les tourne-disques diffusent Chet Baker, Miles Davis et Billie Holiday ; les vignerons du Sud-Ouest se révoltent contre le vin bon marché ; la loi Veil est votée. A Albi, en apparence, rien ne change : c’est encore une bourgade du Sud-Ouest endormie entre la cathédrale Sainte Cécile et son célèbre restaurant Le Pontié. Mais en y fouillant un peu, on tombe sur bien des surprises…

Séraphin Cantarel, un héros humaniste et lettré Pilleurs dantiquités chevronnés, faussaires crapuleux, commissaires-priseurs véreux, usurpateurs de tous horizons nont plus quà bien se tenir. Lhomme de lArt, Séraphin Cantarel, entend bien, selon sa formule,  mettre de lordre dans les joyaux de la République...

Depuis son plus jeune âge, Séraphin Cantarel rêvait d’être diacre. Mais comment prétendre entrer dans les ordres quand, au lendemain de la seconde guerre mondiale, on est issu d’un père ouvertement communiste et d’une mère dont l’unique religion est la neurasthénie ? Inscrit en catimini à l’Institut des Arts de la ville rose, il aspire à décrocher une licence de Lettres Classiques, Grec et Latin, avant de convoiter la très prestigieuse École du Louvre. Lettré, humaniste, ce truculent conservateur en chef du musée des Monuments français se plaît à résoudre, avec une jubilation qui force l’admiration, les grandes énigmes de l’Histoire. Parisien d’adoption, ce natif de Cahors va mettre, ici, son immense culture au service de l’enquête sur le vol de deux Toulouse-Lautrec au musée d’Albi, accompagné de son jeune et fidèle assistant Théodore Trélissac, dit Théo. Et il faudra bien toute la perspicacité et le dynamisme du jeune Corrézien pour venir à bout de cette affaire…

Les veuves soyeusesDANS LA SERIE LE SANG DE LA VIGNE

Le célèbre œnologue Benjamin Cooker nous fait voyager dans les différentes régions vinicoles françaises

Les Veuves Soyeuses

Issue d’une riche famille de soyeux lyonnais, la flamboyante Alice de Mareuyls se retrouve à la tête d’une propriété de Champagne dont l’avenir semble incertain. En s’adressant au célèbre oenologue Benjamin Cooker, cette femme de tempérament compte asseoir davantage son autorité auprès d’une belle-fille dont elle méprise les origines roturières.
Vénéneuses ou cajoleuses, ambitieuses ou besogneuses, ces veuves à la méthode champenoise s’observent, se provoquent et s’affrontent sous le regard pétillant du jeune Virgile Lanssien, venu prêter main forte dans cette mission délicate. Les deux experts bordelais prennent leur quartier sur les terres d’Aÿ et tentent de créer une cuvée d’exception compromise par de mauvaises conditions climatiques, des vendanges précipitées et des assemblages difficiles. Parviendront-ils à honorer ce millésime en principe condamné à l’oubli ?

Coup de tonnerre dans les Corbières  Mission à Haut-Brion Sou la robe de Margaux  Buveurs en série

Franz Bartelt

Franz BarteltNé en 1949 et Ardennais depuis sa plus tendre enfance, le jeune Franz apprend à lire dans les romans policiers que dévore sa mère, et commence à écrire à l'âge de treize ans. Un an plus tard il quitte l'école et gagne sa vie en enchaînant les petits boulots. A dix-neuf ans, il entre dans une usine de transformation de papier à Givet, un autre lieu symbolique pour l'écrivain qu'il est en passe de devenir.
La chasse au grand singeEn 1980, il s'installe à Nouzonville et se consacre à l'écriture. Pendant cinq ans de labeur au rythme des trois-huit, il aligne deux volumes par an sans se soucier de se faire publier.
À partir de 1985 il fait de l'écriture son unique moyen de subsistance. Poète, nouvelliste, dramaturge et feuilletoniste, il donne également huit pièces de théâtre à France Culture et des chroniques estivales à L'Ardennais.

À partir de 1995, il connaît la consécration avec la publication de ses romans, tous applaudis par la critique et certains sélectionnés pour les prix littéraires, (Les Fiancés du paradis, La Chasse au grand singe, Le Costume, Les Bottes rouges, Le Grand Bercail et Terrine Rimbaud).

Bernard Boudeau

Gérard Boudeau

De la page blanche au roman noir, très noir. Tour à tour infirmier, formateur, enseignant, consultant ; tour à tour passionné de musique et de photo, d’Amérique aussi… Bernard Boudeau doit avoir neuf vies et nul ne sait s’il les doit à Dieu ou au Diable.
En 2009, avec Méfie-toi d’Assia!, un thriller salué par de nombreux jurys, l’animal plante ses griffes en littérature, et avec un fameux coup de patte !

De la même veine, L’Homme qui aimait les tueurs l’installe parmi les grands du roman noir.

Méfie-toi d’Assia
In Octavo éditions, 2009.

 

L'Homme qui aimait les tueurs

In Octavo éditions, 2010.
Un tueur en série sévit en imitant les méthodes des plus grands de ses prédécesseurs américains. Le commissaire Macarie, traumatisé par le meurtre horrible d'une petite fille qu'il n'a pas pu empêcher, a peur d'être atteint d'un syndrome de dédoublement de personnalité et d'être lui-même un tueur en série, peut-être même celui qui a tué l'enfant. Il demande l'aide du commandant Gontier qui finit par accepter de s'occuper de cette étrange affaire... Reste à savoir si Macarie est un meurtrier ou la victime d'une implacable machination !

L'homme qui aimait les tueurs Mefie toi d'Assas

Thierry Bourcy

Thierry BourcyThierry Bourcy est scénariste pour la télévision et le cinéma. Le Château d'Amberville est une nouvelle aventure de Célestin Louise, héros apparu dans ses précédents romans : L’arme secrète de Louis Renault et La Côte 512.

 

 

Les Traîtres

Les traitresMars 1917. Une région vallonnée, pas très loin de la Suisse, près du petit village de Chamblay.
Dans cette partie du front, où le 134ème régiment d’infanterie a été déplacé, la guerre poursuit son cours. Les permissions plus régulières n’empêchent pas les mutineries brutalement réprimées.

Des dizaines de poilus ont été fusillés. Célestin Louise s’étonne chaque matin d’être encore en vie au fond de sa tranchée. Mais la troupe souffre surtout des bombardements : un petit lac les sépare de la tranchée ennemie, un lac qui interdit les assauts, même si des commandos s’aventurent parfois, de nuit, à le traverser le temps d’un coup de main sanglant. Un des poilus de la compagnie se risque souvent, à l’aube, à lancer son hameçon dans les eaux glacées du lac, bravant les interdictions de la hiérarchie pour ramener des pêches miraculeuses. Ce matin-là, c’est un cadavre flottant entre deux eaux qui vient s’accrocher à sa ligne, le cadavre d’un jeune fantassin, Blaise Pouyard, tué d’un coup de couteau en plein cœur.

Célestin est chargé d’enquêter sur l’assassinat. Après avoir suivi la piste d’un crime passionnel, le jeune policier s’intéresse au témoignage de Mélanie, lui affirmant que Blaise était lui-même inquiet, les derniers temps avant sa mort, ayant surpris un trafic d’armes d’une rive à l’autre. Découvrant que ce trafic est couvert en haut-lieu, Célestin devient vite gênant, il est menacé, traqué par la police militaire et les services de contre-espionnage…

La cote 512 L'arme secrète de Louis Renault

Sylvie Cohen

Sylvie CohenSylvie Cohen est née à Châlons-sur-Marne mais elle n'y reste que trois semaines. Elle passe son enfance et une partie de son adolescence en Savoie, à Chambéry. Après de longues années à Marseille, Sylvie Cohen vit à Paris. Elle est également chroniqueuse littéraire à La Marseillaise. Elle a publié chez Après la Lune Manuel de subversion amoureuse, Mon petit secret (une plongée dans l’enfance de Sigmund Freud) et Dernier combat.
Elle a aussi publié Les chiens fous (Belfond), Reno, Nevada (Baleine) et Sale type (adapté au théâtre en 2002, avec Géraldine Danon)

Mammouth rodéo trashMammouth rodéo trash

Le roman noir, dont l’une des vertus, dit-on, est d’explorer la violence de la société, ne s’aventure pas souvent sur le terrain de l’école – alors que beaucoup d’écrivains, enseignants, sont les témoins privilégiés de cette violence-là. Mammouth rodéo trash, dont l’auteure sait de quoi elle parle, est donc l’exception qui confirme la règle.

Dans leur propre langage imagé, des lycéens racontent la vie dans la « réserve » dirigée par le « shérif ». Intellos, enragés, paumés, ils disent les rêves et toutes les bêtises dont ils sont capables. Tandis que les adultes, figés dans la peur, la lâcheté, l’hypocrisie du système, se laissent mener par le bout du nez. La loi est renversée : les jeunes dirigent tout, ce sont eux les maîtres. Lorsque certains d’entre eux décident de monter une machination infernale contre un de leurs profs appelé Ultralucide, la machine s’emballe. Jusqu’à l’explosion finale. Un drame atroce, qui n’épargnera ni les maîtres ni les élèves.

Western choral satirico-trash d’une brûlante actualité, cette plongée dans l’univers du « Mammouth » décrit une réalité dérangeante, à contre-courant de certaines idées reçues.

Quelque chose ne tourne pas rond et les jeunes, avec une innocence malicieuse, parfois cruelle, en jouent. Et comme ils n’ont aucune envie de devenir des victimes et ont oublié d’être idiots, ils prennent le pouvoir. Ou en tout cas l’illusion du pouvoir.

Dernier combat

Dernier combatPrix du roman policier de l’Académie de Marseille 2006

Lors d’une course d’orientation dans les Alpes, Hans Steiner, informaticien, découvre un œil près d’une “balise-étape”, avec ce vers de Hugo “L’œil était dans la tombe et regardait Caïn”. Ce mystérieux message le renvoie à la mort de son frère, suicidé. Horace Théron, flic désabusé mène l’enquête et noue des rapports ambigus avec Steiner, ainsi que ses parents, qui se vouent une haine farouche. Débute alors un jeu du chat et de la souris, prélude à une plongée hallucinée dans la vie d’êtres humains broyés par des névroses aussi ordinaires que terrifiantes. Tout le monde ment, tout le monde est suspect, personne ne veut dire la vérité.

« Un roman noir puissant ». Astrid Eliard, Le Nouvel Observateur.

« Une époustouflante intrigue où la plume de l’écrivain est tenue par un peintre de la condition humaine ». Anne-Marie Mitchell, La Marseillaise

Gilles Del Pappas

Gilles del PappasGilles Del Pappas est né en 1949 à Marseille, de père grec et de mère italienne, dans le quartier populaire du Racati. Photographe, puis romancier.

Depuis Le Baiser du congre, 1er épisode de la saga Constantin (1998) qui a su trouver un public de « fans », il est devenu un des auteurs les plus emblématiques du polar méditerranéen.

Il a publié une trentaine de livres, parmi lesquels Sous la peau du monde (Après la Lune, 2006), qui reparaît en novembre dans la collection Lunes Blafardes, et Chinois vert mouillé (Après la Lune)

Sous la peau du monde Bleu sur la peau Le jobi du racati


ConstantinConstantin et les 40 canards

Cyrille Derouineau

1PHOTOGRAPHE
Né en 1968, vit et travaille en région parisienne. Titulaire d'une Maîtrise de Sciences et Techniques de la Photographie de l'Université de Paris VIII-Saint-Denis.

1Publications :
Sur le quai, avec une nouvelle de Jean-Bernard Pouy, éd. Terre de Brume, 2002
Le crime de Sainte-Adresse, avec une nouvelle de Didier Daeninckx, éd. Terre de Brume, 2004

Les portes de la nuit, novellas de Marc Villard, éd. Eden (livre publié avec le soutien de la Communauté d'Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines et la ville de Guyancourt), 2005
Corps de ballet, avec une nouvelle de Michel Quint, éd. Estuaire, 2006
Ostende, au bout de l'Est, avec des nouvelles de Didier Daeninckx, Marcus Malte, Jean-Hugues Oppel, Jean-Bernard Pouy, Michel Quint etMarc Villard, éd. Le Bec en l’air, 2009

DerouineauIntramuros / Villard et Derouineau aux Editions Atelier In8

Il y a Robert qui vient d’arrêter les antidépresseurs, Diego et sa contrebasse, Maryline qui sort de l’HP et Sophie de son tournage de film porno.

On trouve aussi pêle-mêle un liquidateur, Babar et sa came, Rosemarie la handballeuse, Fanny et Farid échappés de la cité et Patrice qui rêve du Cameroun. De drôles de zigues, dans le métro. A croiser, au hasard, dans les couloirs de correspondance.

On peut acquérir le coffret complet mais aussi nouvelle par nouvelle ou plutôt station par station.

 

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Jean Paul Fosset

Jean-Paul FossetLe maitre de ChaourceJean-Paul Fosset, Originaire de Strasbourg, a d'abord été enseignant puis directeur adjoint d'établissement spécialisé et rééducateur en psychopédagogie.

Aujourd'hui psychothérapeute, il vit à Troyes et s'intéresse à la peinture. Grand voyageur et amateur d'art, il parcourt le monde depuis de longues années à la recherche de sensations esthétiques et émotionnelles qu'il retranscrit dans ses romans. Après deux ouvrages publiés chez Flammarion dans les années 1990, il s'est tourné vers le polar en créant le personnage du commissaire D'Artagnac, spécialiste des oeuvres d'art, dont les enquêtes ont pour cadre le milieu artistique.

Jean-Paul Fosset, Psychothérapeute et romancier troyen, grand amateur d'art, Jean-Paul Fosset s'est intéressé à un mystère remontant au Moyen Âge, celui du Maître de Chaource, sculpteur talentueux dont l'Histoire a oublié l'identité. De nos jours à Troyes, une secte tente par tous les moyens d'effacer les dernières traces de cet artiste maudit. Le commissaire d'Artagnac va tenter de mettre fin à leurs agissements.

Julien Guerif

AUTEUR JEUNESSE

1 Julien, fils de François Guérif (éditeur, essayiste, spécialiste du roman et du film noir), est titulaire d’un Master of Fine Arts de l’université de South California à Los Angeles. Cinéphile, il est l’auteur de plusieurs courts-métrages. Il est également monteur et professeur à l’Université américaine de Paris. Avec son frère Benjamin, il travaille depuis plusieurs années comme traducteur et scénariste. Ensemble, ils ont dernièrement publié La Face cachée de l’étoile noire dans l’anthologie Complots capitaux (Le Cherche-Midi, "Collection NéO") d’Olivier Delcroix.

Pour toi, j’ai volé

Pour toi j'ai voléJonathan a quinze ans, il vit en Normandie où il est né et se sent bien avec sa bande de copains de toujours, Jean-Jacques, Marc, Camille, Pauline et sa petite amie Angélique. C'est en somme un garçon sans histoires qui fume des joints en douce de temps en temps. Mais en cours d'année scolaire un nouveau, Laurent, est admis dans sa classe. Une irrépressible attraction le pousse vers lui, qui vient de la grande ville, Montreuil en banlieue parisienne, lui qui est entouré d'une aura de mystère, qui paraît avoir fait des expériences plus exaltantes que Jonathan et qui ose provoquer et se moquer des adultes et de leur morale qui ne tient pas la route ...

Laurent semble mépriser la vie de la petite ville de province où il s'ennuie mortellement. L'argent facile l'attire et une idée machiavélique germe dans son esprit qui va emporter Jonathan bien au delà de ce qu'il croyait être. La prise de conscience de Jonathan sera aussi brutale que douloureuse.

Le nouveau roman de Benjamin et Julien Guérif est sans concessions. Il traite de l'ascendant que peuvent avoir de fortes personnalités et de l'influence qu'elles exercent sur les autres, la difficulté de s'en défaire et de se trouver. Les dialogues sont fidèles au langage des adolescents, un certain malaise se fait sentir à la lecture et on désire aller jusqu'au bout pour découvrir jusqu'où le personnage principal ira. Un livre dur qui vient s'abattre sur le lecteur comme un coup de poing et nous laisse songeur.

Citation

J'ai envie de savoir ce que l'homme de gauche a à dire sur l'exploitation de son prochain.

Quand la banlieue dort

Quand la banlieue dortUne banlieue de Paris, résidentielle, tranquille. Un garçon, Matthieu, 15 ans, s'y ennuie mortellement. Les maisons sont identiques, les vies d'adultes ne font pas rêver, rien ne l'intéresse vraiment, pas même les jeux informatiques dont raffolent ses petits copains. Sa vie semble lisse et sans histoires. Pour se distraire, Matthieu entre la nuit chez les gens par effraction, et comme toutes les maisons sont pareilles, il n'a aucun problème pour s'orienter à l'intérieur. Il ne vole rien, s'amuse à récolter quelques secrets pas si bien gardés pour pouvoir les utiliser si nécessaire. Mais voilà qu'un jour il en parle à son copain Tristan qui veut l'accompagner dans une de ses virées jusque-là solitaires. La cible cette fois est d'envergure : la villa d'un avocat, le père de Lucas, qui est aussi conseiller municipal. L'expédition tourne mal, le père censé être absent débarque inopinément, et une enveloppe gonflée d'argent lui est remise. L'un des garçons, le novice, se fait attraper quand l'autre s'enfuit, tenté pour la première fois par le vol du petit magot.

Ce livre est bien construit ; un bon suspens qui monte tout le long du roman raconté à la première personne. Le stress du voleur qui sent l'étau se resserrer autour de lui et qui se bat pour y échapper est bien saisi. On trouve aussi en toile de fond le portrait d'une jeunesse désenchantée, calculatrice, qui n'a pas grand-chose à envier, ni à gagner en devenant adulte.

Citation

Rien que l'idée de ce genre d'existence immobile me rend dingue. Jamais changer, jamais bouger, toujours les mêmes décors, les mêmes personnes...

Géraldine Jaujou

Géraldine JaujouNée à Saint-Germain-en-Laye en 1974, produit d’une enfance au Pays Basque puis importée à Reims par les voies administratives, cela fait une quinzaine d’années qu’elle officie en tant que professeur et qu’elle sévit dans le département de la Marne sur des générations d’élèves avec ses histoires (normal, elle est professeur d’histoire-géographie).

Elle se met à l’écriture pour nier le fait qu’être mère et bosser représente l’impossible gageure. Et elle écrit un, deux, trois romans sans trouver d’éditeurs. Autant qu’elle fait de bambins. Heureusement pour les crèches rémoises, elle finit par poster un manuscrit sur le site des Nouveaux Auteurs en le proposant pour un concours de premier roman organisé par Femme actuelle. Et elle est plébiscitée par un jury de lecteurs et reçoit le coup de cœur du jury du prix Femme Actuelle. Elle publie La Guérisseuse en juin 2011, son premier polar, un roman de quartier.

Géraldine Jaujou

Aline Kiner

Aline KinerAline Kiner, rédactrice en chef des hors-série du magazine Sciences et Avenir, vit actuellement à Paris. Fille de mineur, elle a grandi en Moselle, dans un village semblable à celui de Varange, le bourg fictif où se déroule son premier roman policier.

Le jeu du pendu

Le jeu du penduDécembre 2004. Le commandant Simon Dreemer est muté au SRPJ de Metz. A peine a-t-il débarqué de Paris, qu'une gamine de dix-sept ans est retrouvée morte au fond d'une crevasse dans un village des environs, une corde savamment entortillée autour du corps. Le lendemain, un curieux assemblage de brindilles est découvert dans le cimetière du village, au pied du Dieu Piteux, un Christ en croix ligoté comme on en trouve en Lorraine. C'est précisément à cet endroit qu'en 1944 un groupe de Résistants a pendu un homme soupçonné d'avoir collaboré. Accompagné du lieutenant Jeanne Modover, une enfant du pays, Simon Dreemer découvre un paysage en apparence paisible mais qui renferme bien des failles. Tous les deux devront sonder les âmes et les souvenirs des 'gueules jaunes', ces anciens des mines de fer malmenés par l'Histoire. Lesquels des fantômes de la guerre ou de la mine sont revenus pour tuer des adolescentes ?

Philippe Kleinmann

Philippe KleinmannPhilippe Kleinmann est chirurgien à Paris et grand amateur de jazz. Il vient de publier son deuxième roman après « Bistouri blues »

Double hélice

Philippe KleinmannLe lendemain de ses vingt-trois ans, Samuel, étudiant en biotechnologie, reçoit un pli en provenance d’une étude de notaires italiens. A l’intérieur, une lettre de son père, le docteur Joshua Adam Lenostre, qui lui donne rendez-vous dans les bureaux de Maître Ricci à Venise. 
Premier signe de vie de ce chirurgien, mort devant ses yeux d’enfant, onze ans plus tôt lors de l’incendie de son laboratoire de recherche de l’Institut Curie. Le laboratoire était alors à l’aube d’une découverte thérapeutique majeure. Samuel Lenostre, intrigué, se rend à Venise où Maître Ricci lui remet un opuscule intitulé « Voyage à Gênes ». Son père semble être l’auteur de ce journal intime qui relate le quotidien d’un médecin du 21ème siècle projeté à la fin du Moyen Âge, à l’époque d’Ambroise Paré et de Paracelse.
 Comment survivre à l’aube de la Renaissance avec simplement ses connaissances et ses deux mains ? Comment protéger sa famille d’un criminel prêt à tuer pour un brevet ? Comment aimer ses enfants de si loin ? Comment faire quand le temps presse et que l’on n’a que cinq siècles devant soi…Entre les lignes de ce texte incongru et auquel personne ne donne foi, Samuel Lenostre, épaulé par sa sœur Julie et le policier Hugo Gottlieb, va suivre la piste qui mènera à son père, au traitement révolutionnaire du cancer et au criminel à l’origine du drame.
 L’enquête se révélera particulièrement ardue car le mal et la cupidité suivent évidemment le même chemin.

Yaël König

Yaël KönigYaël König est écrivain, éditrice et journaliste littéraire. Après avoir enseigné la littérature et tout en continuant d’écrire régulièrement, elle dirige un lycée public dans les années 90. En 1999, elle crée la collection Terra Hébraïca aux éditions Romillat, puis dirige les éditions Raphaël de 2001 à 2003, qui prennent alors un tournant littéraire. En 2004, elle fonde les éditions Yago.

Premier Prix de Poésie de France à 16 ans, elle se consacre avec passion à la littérature. Pizzicato, son dixième livre, est son premier polar.

PizzicatoPizzicato : Jean Bertini, célèbre violoniste, est assassiné chez lui, à Nice. Jeune inspecteur, Nathan Godfine participe à l’enquête. Mais l’affaire ne sera jamais résolue. Godfine poursuit sa carrière, profitant de ses deux passions : l’opéra et les femmes. Jusqu’à ce que, quinze ans plus tard, le meurtre du célèbre ténor Isaac Van Jong, une heure avant son entrée en scène, fasse basculer sa vie : certains détails ne sont pas sans rappeler l’affaire Bertini.

L’enquête progresse, passant des coulisses feutrées de l’Opéra de Nice aux bas-fonds de la ville, mêlant souteneurs, politiciens, musiciens et prostituées. Jusqu’à ce que de nouveaux meurtres précipitent les choses.

Ce polar emmène son lecteur de Nice à Vérone, et le fait entrer dans les coulisses de l’opéra et les arcanes des luthiers. Il passionnera les amateurs de musique classique.

Dominique Manotti

Dominique ManottiParisienne et historienne de formation et de métier, elle aborde l'Histoire comme méthode de pensée et de travail : Lectures, rencontres, réflexions. Puis choix d'un sujet d'étude, formulation d'hypothèses. Puis recherches, accumulation de faits, d'indices, de traces, critique des hypothèses de départ, imagination de ce qu'ont été la vie et la mort des hommes sur les traces desquels on travaille. Puis construction d’une machine rationnelle ramassant tous les éléments de connaissance accumulés et écriture.
Une méthode parfaitement transposable à l'écriture de romans policiers ou noirs.

Dominique Manotti a été militante, dès l’adolescence, d'abord à la fin de la guerre d'Algérie pour l'indépendance de l'Algérie, puis dans les années 60 et 70, dans différents mouvements et syndicats, dans une tonalité qu'on pourrait dire marxiste et syndicaliste révolutionnaire.
Romancière, sur le tard, et pas par vocation, plutôt par désespoir. L'arrivée de Mitterrand au pouvoir sonne, d'une certaine façon, comme le glas des espoirs de transformation radicale de la société. "Alors, le roman noir apparaît comme la forme la plus appropriée pour raconter ce que fut l'expérience de ma génération, et ma pratique professionnelle d'historienne m'a semblé l'outil adéquat pour tenter l'expérience de l'écriture romanesque".

Bien connu des services de policeDominique Manotti, 67 ans, retraitée de l’enseignement, est une adepte du roman social noir. Dans Bien connu des services de police, elle projette la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy en 2005 dans un commissariat imaginaire de Seine-Saint-Denis. Cette politique-fiction trouve bien des échos en 2010. Auparavant, elle s’est intéressée aux travailleurs sans papiers (Sombre Sentier), au blanchiment d’argent via l’immobilier (A nos chevaux !), à la corruption dans le foot (Kop), au trafic d’armes sous Mitterrand (Nos fantastiques années fric), aux collabos (le Corps noir) et à l’affaire Daewoo (Lorraine Connection).

Sur libération.fr-

Bien connu des services de police est disponible chez Gallimard, dans la «Série noire». 14,95 €, 212 pp.

Bien connu des services de police

Le commissariat de Panteuil, banlieue nord de Paris, incarnation de la « nouvelle politique de sécurité » du ministre de l'Intérieur ? C'est en tout cas ce que souhaite sa commissaire en cet été 2005. Ce haut fonctionnaire de la police ne manque pas d'ambition : sa politique de maintien de l'ordre dans les quartiers, radicale, théorisée, doit servir les objectifs du ministre et, en, passant, sa propre carrière. Ses hommes, sur le terrain, s'y emploient à leur manière. Ils font comme ils peuvent, donnent des gages à la hiérarchie, s'arrangent avec les faits, avec les statistiques, avec les règles — ils font le métier, quoi ! — dans un climat de tension, de violence et de mensonge, avec la population, avec les « jeunes », avec les autres.

Noria Ghozali, commandant aux Renseignements généraux, observe avec intérêt la vie et les soubresauts de ce commissariat, et notamment les contacts qui sont noués — sans doute pour la bonne marche des enquêtes —, entre certains policiers et certains grands voyous. Et puis, soudain, des squats, peuplés de travailleurs immigrés, brûlent…

Nos fantastiques années fric Lorraine connection Sombre sentier

Anne-Laure Morata

Anne-Laure MorataLauréate d’un concours de nouvelles historiques organisé par les éditions du Masque, Anne-Laure Morata réunit sa passion du  polar et de l’Histoire de France en écrivant des romans d’aventures et de suspense dont l’action se situe sous la Fronde, période troublée du XVIIe siècle.

L’héritier des pagans

Automne 1629 : l’orage et la tempête se déchaînent sur les côtes bretonnes du pays Léon. Un  trois-mâts vient s’abîmer sur les rochers attiré par les feux des pagans, ces  naufrageurs de navires tant redoutés des marins. Les pilleurs d’épaves ont tôt fait d’emporter leur butin, laissant derrière eux un unique témoin d’à peine trois ans, recueilli par la femme de l’un d’entre eux.

Quelques années plus tard, élevé en petit paysan breton, Gilles Le Bars retrouve à la fête du village Gaël, son ami d’enfance. Au petit matin, au bord du lavoir, Gilles se réveille  couvert de sang et, à son côté, gît le corps sans vie de Gaël.

Qui veut éliminer Gilles Le Bars, jeune paysan sans histoire, au point de commettre un meurtre pour l’envoyer aux galères ? L’adversaire tapi au sein de la cour du jeune Louis XIV s’annonce redoutable…

Le jeu de dupes

Hiver 1651. Le domaine de Mont Menat, en Auvergne, où François de Rohan Montauban s’est établi avec son épouse Nolwenn, est attaqué en son absence. Il retrouve sa propriété saccagée, Violette de Goyon, la cousine de sa femme, assassinée, et aucune trace de Nolwenn vraisemblablement enlevée.

François, sur les traces des ravisseurs, rejoint Paris, alors en proie à l’agitation de la Fronde, pour tenter de libérer Nolwenn avec l’aide de son clan. Il va découvrir que Violette de Goyon, courtisane audacieuse, avait dérobé des lettres codées compromettant les plus hauts dignitaires du royaume. L’une d’elles révèle même un secret d’État susceptible de faire vaciller le trône du jeune Louis XIV…

François n’a plus qu’une issue pour sauver son épouse : récupérer les fameux courriers. Sa quête semée d’embûches l’entraînera au cœur des intrigues du Palais Royal. Mais on ne s’attaque pas impunément aux secrets des puissants…  


L'héritier des pagans Le jeu de dupes

Jean-Marc Pitte

Jean-Marc PitteJean-Marc Pitte est né en Normandie. Mais il l’a quittée depuis plus de 20 ans pour pratiquer son métier, le journalisme. Il est grand reporter au service étranger de la rédaction nationale de France 3. Cela l’a amené à couvrir des conflits un peu partout dans le monde comme en Bosnie, en Irak, en Afghanistan, au Liban, en Israël…des crises politiques et des guerres civiles comme en Haïti, en Algérie, en Albanie…

Il est l’auteur, avec l’historien Bruno Cabanes qui enseigne aujourd’hui à Yale, d’un livre sur le drame du World Trade Center, 11 septembre, la Grande Guerre des Américains. Paru en 2003 chez Armand Colin, cet ouvrage tentait d’établir les liens existant dans la mise en place d’une culture de guerre aux Etats-Unis en 2001 avec ce qui s’était passé à Paris et à Berlin juste avant la guerre de 14. En 2005, il publie aux éditions de l’Archipel L’Ascenseur social est en panne, j’ai pris l’escalier, le récit du succès économique d’un jeune beur de banlieue ou comment Aziz Senni, un habitant d’origine marocaine du quartier du Val Fourré à Mantes, a réussi à monter tout jeune et à développer une entreprise de transport à la demande malgré les difficultés auxquelles sont confrontés les enfants des cités. Profitant d’un congé sabbatique, Jean-Marc Pitte a passé une année à New York.

Il y a écrit Gueule d’ange, un roman librement inspiré d’un fait divers qui s’est déroulé dans sa région d’origine : dans un petit village entre Rouen et Le Havre, un adolescent sans problème apparent y exécute un à un les membres de sa famille.gueule d'ange

Gueule d'ange

Gueule d'ange retrace le parcours d'un adolescent qui a tué toute sa famille alors même qu'il semblait n'avoir aucune prédisposition pour passer à l'acte. Ce roman à la première personne tente de décrire l'irruption d'un crime hors norme dans le quotidien de gens ordinaires.

« Si la perfection n'existe pas, Gueule d'ange s'en rapproche beaucoup. »
Cali Rise, Impudique magazine

« Le portrait tout en finesse d'un meurtrier de 15 ans, ange et démon. Le résultat est bluffant. »
Benoit Vochelet, Paris Normandie

Patrick Raynal

«En Série Noire, je ne peux pas me permettre de publier du polar ordinaire ! »  Patrick Raynal

1 Auteur de romans noirs lui-même, Patrick Raynal succèdera à Robert Soulat en 1991 à la tête de la Série Noire chez Gallimard. Fondée en 1945, la prestigieuse collection, comme le restant de ce secteur d’édition, voyait ses ventes en perte de vitesse depuis le début des années 1980, mais elle avait cependant réussi à absorber une partie du courant néo-polar à la française et la relève hexagonale y était assurée.

Patrick Raynal dirigeant la Série Noire s’évertuera à élargir le champ de romans sélectionnés, et l’atypique et le marginal feront reculer un peu plus les frontières du territoire du roman noir dans la Série. Un plus grand nombre de romans étrangers d’origines autres que anglo-saxonne, de meilleures traductions à l’écriture soignée, un plus grand nombre de romans écrits par des femmes, plus de romans à la forme travaillée, moins de romans formatés, moins de thrillers classiques : tous ces aspects actuels sont des conséquences de « l’effet Raynal ».

Si la Série Noire s’est reconvertie pour faire face au morcellement des éditeurs de romans policiers en France, si la nature de son  lectorat a fortement évolué, elle n’en reste pas moins, aujourd’hui encore, le territoire mythique du roman noir pour le lecteur francophone.

Né de fils inconnu.jpg Le médaillon Arrêt d'urgence Nice

Le marionnettiste Arrêter le carrelage ki du La clé de 16

Jean-Jacques Reboux

Jean-Jacques RebouxEditeur, Ecrivain. Après la Lune, c’est la rencontre en mars 2006 de quelques fous littéraires, et d’un éditeur encore plus fou, Jean-Jacques Reboux, fondateur en 1992 des éditions Canaille. « La maison a essuyé quelques grains, dont un procès en diffamation avec l’Opus Dei, qui a failli lui être fatal… et que nous avons gagné » ! Après deux années d’éclipse, « Après la Lune » revient en force. Yasmina Khadra est venu rejoindre Jean-Jacques Reboux qui édita ses premiers romans aux éditions Baleine en 1997.

« Après la Lune » publie des romans noirs, des thrillers, des livres pour la jeunesse, des pamphlets, ainsi qu’une collection « littératures du Maghreb » dirigée par Yasmina Khadra.

Ricardo Salvador

1Rémois, éthologue-humoriste à ses heures perdues, sociologue à mi-temps, naturaliste-romancier à plein temps, Ricardo Salvador pourrait aisément endosser la personnalité excentrique d'un Sherlock Holmes, se laisser guider par un instinct à la Maigret, être d'une bonne humeur constante et s'attirer la sympathie de tous par son esprit original comme un Rouletabille, ou encore dédaigner les méthodes d'enquêtes traditionnelles tel Hercule Poirot.

En résumé, il pourrait porter une casquette, fumer la pipe, s'appeler Joseph et lisser des moustaches en croc soigneusement cirées, tout en restant Ricardo Salvador.

Auteur de romans policiers mâtinés d'un non-sens qui a du sens, d'une tendance à contrarier tous les genres, et plus particulièrement le genre policier qui se déroule invariablement sous des cieux grisâtres, au cœur d'atmosphères crépusculaires, où les commissaires sont alcooliques, amateurs d'opéra et désabusés, bref des romans où le monde court à sa perte sous l’œil torve et indifférent d'une populace fatiguée, Ricardo Salvador leur préfère des cadavres qui s’entassent sans engendrer ni remords ni tristesse, des flics guillerets voire farceurs, et des méchants très méchants et très bêtes.

Les gens sont méchants Tous les couples traversent de mauvaises passes. Celui dont il est question dans ce roman n'en est déjà plus là. Les termes impasse, sans issue, cul-de-sac, voire coupe-gorge, seraient, en ce qui le concerne, plus appropriés...
Plutôt que de s'adresser à un conseiller conjugal ou de consulter un avocat, Hippolyte décide de régler le problème de manière directe et définitive.
Forcément, cela requiert quelques réglages, un plan précis et un scénario sans faille afin d'éviter tout démêlé avec la justice. Pas question pour lui de finir comme ces imbéciles imprévoyants, ces amateurs sans cervelle qui sèment des indices accablants sur les lieux de leurs crimes.

FNAC ***** : Tout simplement génial ! un vrai coup de cœur Hilarant, grinçant, un style simple efficace assassin et surtout inédit. Le frisson allié à l'humour noir, c'est pas si souvent !!! A ne manquer sous aucun prétexte.

Forum Pol'Art Noir : Je viens de terminer '"Les gens sont méchants" d'un dénommé Ricardo Salvador, c'est à priori son 1er roman. [...] si tous les inconnus se mettent à écrire des polars aussi décalés, cyniques drôles et haletants que celui-là, je laisse tomber les classiques du genre. Sans parler du léger malaise que vous ressentez quand vous le fermez... [...] C'est une sorte de polar-thriller domestique qui se veut comique ou ironique en même temps, un mélange des genres inclassables, mais qui ne laisse pas indifférent et, compliment ultime, qui ne se prend pas au sérieux...

Anne Secret

Anne Secret« Anne Secret, dépositaire inspirée d’une écriture du comportement, évite les afféteries stylistiques et le pathos encombrant. Nous sommes dans le factuel, la fuite, la naissance du désespoir au centre de paysages noyés, de contacts improbables, de manipulations désinvoltes. Dans ce roman, comme dans L’Escorte (Fayard, 2005), l’écrivain reste cinglante et précise sur le texte, juste dans la dérive politique et compassionnelle pour les apprentis héros de seconde division. »

Marc Villard

Les Villas rouges

L'escorteles villas rouges Lors d’un transfert pénitentiaire dans Paris, un activiste allemand, mélangeant terrorisme et voyoucratie, est libéré par un commando. Un policier trouve la mort dans l’opération. Kyra, la conductrice de la voiture d’interception, plonge dans la clandestinité et la cavale.

Partant de là, le livre d’Anne Secret mute et devient la narration fidèle d’une errance. De villas cossues en baie de Somme à Paris, et d’Ostende au casino de Luxembourg, on accompagne la jeune femme, raccrochée à la vraie vie à travers les nouvelles du monde dispensées par la presse.

Kyra poursuit un double but : retrouver un amour trop vite disparu et donner un sens à son existence qu’on devine terne avant l’événement. Ces quêtes relèvent de l’absolu et sont la marque d’une expérience solitaire. Kyra passe un temps infini à attendre, mais cette solitude erratique ne lui pèse pas, sachant qu’elle écrira le mot fin à son histoire.