
Né en 1947 à Versailles, il se retrouve à l’âge de dix ans à Reims. C’est à Reims qu’il a commencé à jouer au football. Avec comme entraîneurs Jonquet et Penverne. Puis retour dans une petite ville des Yvelines où il choisit comme métier la gravure et la typographie.
Batteur dans un groupe de rock il tournera durant trois ans dans les Yvelines. Un peu de théâtre amateur, de basket, de foot. et, à 20 ans, il part effectuer son service militaire en Allemagne, à Achern.
« C’est à cette époque, en 1968, que je commence à écrire de la poésie après avoir laissé choir mes velléités de peintre. Après l’armée, je travaille comme graphiste et publie en 71 mon premier recueil de poèmes qui s’intitule l’Amer. J’animerai au fil des ans plusieurs revues avec des amis poètes : Zone avec Arnaudet, Stardust avec Benoit-Jeannin, Le Grand Huit avec Messac, Kaeppelin, Labarrière et Villecrose. A cette époque, je rencontre Delbourg et Francoeur qui resteront des amis. En 74-75, Bernard Delvaille m’intègre dans son anthologie La Nouvelle Poésie Française. Durant dix ans j’écris exclusivement de la poésie, je me marie et mon fils Edouard nait en 1971.
En 1980, je me remarie avec Christine et, parallèlement, me détache de la poésie pour passer à la fiction. Dans le même temps, j’écris un film pour Juliet Berto. En 1981 paraissent simultanément mon premier recueil de nouvelles, Nés pour perdre, mon premier scénario, Neige, et mon premier roman, Légitime démence, écrit en collaboration. Je commence à rédiger des chroniques de rock pour le Monde de la Musique et, ceci, durant huit ans. Depuis cette époque, j’ai deux fils de plus, Romain et Antoine, des livres et des scénarios en plus également. Avec Christine, nous avons commis trois aventures littéraires tuées dans l’oeuf. En 1980, une petite maison d’édition, Hemsé, qui publie six livres. En 1996, un magazine littéraire -Ecrivain Magazine- qui connait cinq numéros (Pennac, Harrison, Charyn, Topor et Ellroy). Enfin, nous concoctons un magazine polar, Moisson Noire, dont nous publions un numéro zéro tout en quadri. Mais nous ne parvenons pas à réunir les fonds pour aller plus loin.
J’ai recommencé à écrire un peu de poésie et j’ai développé ces dernières années des livres réalisés en collaboration avec des dessinateurs et des photographes (Loustal, Hyman, Chauzy, Pinelli, Peyraud, Slocombe, Derouineau). J’ai tendance à produire des textes qui font le nombre de pages qu’ils doivent faire. Je ne suis plus du tout obsédé par la notion de roman ou de nouvelle courte.
Après avoir rédigé une dizaine de scénarios, je me suis détaché de l’audiovisuel qui traite mal les créateurs à l’origine des films. Si scénario il doit y avoir, je préfère le confectionner pour la BD. » ...en savoir plus ...




Jean-Christophe Chauzy a débuté dans l’univers de la bande dessinée dans les années 80 par le biais de la presse rock indépendante. Il publie ses premiers albums chez Futuropolis, puis chez Casterman à partir du début des années 90. Il s’inscrit volontiers dans la tradition du roman noir qu’il retrouve dans l’univers désespéré du blues (Bayou Joey ou encore Peines perdues).
A partir de 1995, Chauzy déploie un autre registre en se mettant en scène dans des autofictions burlesques (la série Un monde merveilleux). Cette autodérision lui permet de présenter des tranches de vies proches de la chronique sociale.
Dans le domaine du polar, il travaille avec Denis Lapierre (la série Clara) et avec deux grands stylistes du genre Thierry Jonquet (La vie de ma mère ; DRH…) et Marc Villard (Rouge est ma couleur ; La guitare de Bo Diddley).
En 2007, il intègre l’équipe de Fluide glacial où il reprend son double de fiction Jean Christophe pour la série Petite nature avec la collaboration de Zep, Lindingre ou Anne Barrois ...en savoir plus ...