Le polar régionaliste est une étiquette qui fait vendre. Certains lecteurs apprécient qu'on leur parle d'eux-mêmes, alors pourquoi pas de leur région ? D'ailleurs, c'est un phénomène qui s'amplifie dès lors qu'on se trouve dans un coin de France à forte culture locale — voyez la Bretagne. Fort de ce constat, un inconnu dans l'édition policière (Ravet-Anceau) allait se lancer en 2005 dans l'aventure en prenant pour cadre le nord de la France. Polars en Nord, collection dirigée par Gilles Guillon, ancien journaliste, était née.
Mais est-ce que pour autant la mise en scène de particularités locales suffit à faire de bons romans ? Assurément non, et Gilles Guillon l'a bien compris en sélectionnant avec rigueur ses auteurs sur la qualité de leurs textes et non sur leurs connaissances diverses en géographie.
Du coup, même si Polars en Nord ne bénéficie pas aujourd'hui d'une distribution qui la rend visible sur tous les étals des librairies, elle apparaît néanmoins comme une collection généraliste qui balaye allègrement tous les champs du polar, poussée par un vent... du nord. Qualité, diversité, mais aussi cohérence — qu'on retrouve dans le travail sur les couvertures — et l'attachement à la réalisation d'un bel objet livre pour un prix plus que raisonnable.
Polars en Nord a rencontré le succès et Gilles Guillon a remporté son pari. Aujourd'hui, la collection se décline en Polars en Région et part à l'assaut de l'hexagone avec la même ligne de conduite. Rhône-Alpes est son premier port d'attache. La Champagne Ardenne suit. Bon voyage !
Né en 1953 à Boulogne–sur-Mer, Léo Lapointe est le nom de plume d'un expert international en affaires sociales. Après un doctorat consacré aux questions de politique sociale et de problématique de l’emploi, il partage sa vie entre la côte picarde où il est né, la Belgique où il réside et l’étranger où il a travaillé, notamment le Mexique, l’Algérie, le Chili et le Liban. Fortement engagé, c’est dans des associations à caractère social qu’il fait ses premières armes en tant qu’écrivain public. Défense des chômeurs, des immigrés, des réfugiés, des sans-logis…
Léo Lapointe est sur tous les fronts. Ses premiers écrits sont autobiographiques et auto-justificatifs, une façon de se défendre contre les choses désagréables qui arrivent en temps de crise.
C’est par la suite que l’auteur se tourne vers la fiction, et plus particulièrement le polar qui lui permet de garder une trame politique où flotte un léger parfum de corruption.
Le meurtre d'un vétérinaire au petit matin dans une pâture du littoral picard est-il l'oeuvre d'un rôdeur comme le pense le Parquet ? Le gendarme Paul Beauvillian accepte la version officielle sans y croire. Mais quand on découvre que plusieurs vétérinaires sont morts dans des circonstances étranges un peu partout en France, l'affaire prend une tournure différente. Visiblement, quelqu'un règle ses comptes avec une ancienne promotion d'étudiants de l'école vétérinaire de Toulouse. Au fin fond de la campagne picarde, le gendarme Beauvillain suit l'enquête avec intérêt.
Chef d’entreprise né en 1946 à Saint-Quentin. Depuis sa plus tendre enfance, Daniel Auna a un côté artiste dont le jardin secret abrite musique, dessin et écriture. L’écriture est pour lui un moyen de partager des idées, des sentiments et d'inciter à la réflexion. Le polar lui permet de parler de sa ville, de sa région et d'aborder tous les aspects de la vie et des comportements humains. Ses textes ont un aspect un peu irréel et légèrement moraliste. C'est pourquoi il les baptise Fabpol (pour fables policières).

La découverte d’un cadavre d’enfant est un coup dur pour la ville de Saint-Quentin et les habitants commencent à s’inquiéter. Afin de résoudre l’affaire le plus rapidement et le plus discrètement possible, les autorités locales font appel au meilleur, à savoir Hervé Simon, commissaire proche de la retraite venu tout droit de la capitale. Tombé sous le charme de la ville de l’Aisne, il décide de s’y installer pour y passer ses vieux jours mais bientôt, de nouveaux cadavres sont découverts : noyade suspecte, accident d’avion… Un trafic de métaux est aussi mis à jour et des actes d’éco-terrorisme se multiplient. L'heure de la retraite n'a pas encore sonné pour le commissaire Simon.