Ecrivain et journaliste, Vincent Villeminot forme avec Christine Pedotti le nouveau duo d’auteurs du polar français. Avec La Longue Patience du sanglier, ils proposent une intrigue policière qui explore les cicatrices de l’Histoire et qui nous conduit au cœur d’une France âpre et secrète, où les drames du siècle passé n’en finissent pas d’engendrer les faits divers les plus sombres.
La longue Patience du Sanglier : Gaudricourt. Dans ce village perdusous la pluie, aux confins de l’Aisne, de la Marne et des Ardennes, exhumer des corpss ensevelis depuis quatre-vingt-dix ans n’a rien d’exceptionnel. Les combats de l’automne 1918 y ont été d’une rare violence. Cette fois, sous la pelle des bulldozers, on retrouve six squelettes, français mais aussi allemands. Une découverte étonnante : à l’époque, les ennemis n’étaient jamais inhumés côte à côte. Mais ce n’est pas tout. La datation des ossements révèle que l’un des corpss n’a rien à faire dans la fosse !
C’est là que débarque Gérault Darcheville, écrivain de thrillers en panne d’inspiration. Il compte bien trouver à Gaudricourt un « terrain de jeu » pour son héros, le célèbre Steven Baltimore. Bonne pioche ? Rien n’est moins sûr… Bientôt, de trop nombreux fantômes s’invitent dans le scénario du romancier : les souvenirs honteux du village, les hécatombes de l’Histoire, les trahisons des deux guerres ; et tous ceux qui tentent d’élucider le mystère de la fosse meurent les uns après les autres.
Dans la boue sanglante, Darcheville apprendra à ses dépens que déterrer les histoires anciennes peut devenir mortel, surtout quand les assassins courent toujours.
Auteur POLAR JEUNESSE
La confrérie des âmes : Ils sont quatre : Hugo et son amie Charlie, Matthias et Mansour. Lycéens ou étudiants, fous d’héroïc fantasy, de littérature, de jeux vidéo ou d’arts martiaux.
Ils sont contactés par les Elfes noirs pour accomplir la prophétie qui sauvera un monde inconnu de la folie destructrice du Sang Noir.
Mais en passant dans le monde de l’Alta, leurs corpss se sont transformés. Pour traverser la forêt elfique et combattre, il leur faudra apprivoiser leurs nouvelles apparences. Et découvrir la vérité de leurs âmes.
Date de parution : 12 Mars 2009
Prix : 18 €
Nombre de pages : 300
Dimension : 140x225 mm
ISBN : 2-259-20520-8
Jean Cavé, ancien journaliste. Il a toujours mené de pair ces deux passions jusqu'à les réunir un jour dans un même roman: Accident de parcours qui vient de paraître chez Plon. C'est un polar qui se déroule dans un journal, et singulièrement au service faits divers. L'intrigue elle-même est directement liée à la presse. Auteur de nombreux romans et nouvelles, Jean Cavé travaille actuellement à un thriller de science fiction.
Accident de Parcours : Un accident de la route sur une petite départementale, ça n’a l’air de rien comme ça. Sauf quand il fait la une du journal. Pourquoi ? Parce que la victime, un enfant, porte un nom très connu. Et que le chauffard, en fuite, n’est pas tout à fait un inconnu dans sa petite ville.
Jean-Guillaume Despreux, reporter vedette du Quotidien, se voit confier l’affaire. Pas de chance ! Entre faux scoops et vrais coups fourrés, ce sera l’enquête la plus effrayante de sa vie. Car le journalisme mène à tout. Même à cacher la vérité. Même à couvrir un crime.
Dans le journal concurrent, la talentueuse Alice Lacamp est elle aussi sur la piste du fuyard. Pour le démasquer, elle utilisera tous les moyens. Quoi qu’il en coûte.
La presse, c’est plutôt un bon job, d’habitude. Mais même les meilleurs ne sont pas à l’abri d’un accident de parcours dévastateur.
Editions Plon
Date de parution : 15 Janvier 2009
Nombre de pages : 266
ISBN : 2-259-20762-6
grand reporter, spécialiste de politique étrangère, est l'auteur de plusieurs best-sellers, dont La Guerre des Bush et Le Monde secret de Bush (Plon, 2003). Le film qui a été tiré de ces deux livres, Le Monde selon Bush, a connu un très grand succès au cinéma et à la télévision.
La mort vous a choisi : Un simple jeu sur Internet transforme sa vie en cauchemar. Il croyait traquer un tueur virtuel mais ses crimes d’un sadisme inouï sont commis dans le monde réel. Un piège meurtrier se referme sur lui.
Le premier thriller où l’assassin n’est pas le coupable.
Editions Plon
Date de parution : 02 Avril 2009
Nombre de pages : 276
ISBN : 2-259-20524-0
est né en 1948 dans la vallée de Joux (Jura suisse). Très vite, il court les bois, fabrique des arcs et des frondes, pêche, skie, nage, et manque de se noyer dans le lac en voulant le traverser sur un bloc de glace. Sans savoir qu’il sera plus tard journaliste, il participe à la rédaction et à l’impression de la revue de son école, et distribue des journaux à vélos dans la contrée pour se faire quelques sous. Dévore les livres de Fenimore Cooper et toutes sortes d’autres histoires d’Indiens et de cow-boys. L’Amérique, déjà, le fait rêver.
En 1969, il devient journaliste en effectuant un stage dans un quotidien régional. Suivront des emplois dans des hebdomadaires spécialisés, dans un grand magazine illustré, à la Télévision et à la Radio suisse, où il se spécialise en économie et finance. Beaucoup d’enquêtes et de reportages dans de nombreux pays au cours de toutes ces années.
Depuis l’adolescence, l’envie d’écrire un roman le taraude. Un jour, il découvre l’existence des lions de montagne des Rocheuses – les cougars – dans un article du National Geographic. Fasciné par ces félins, il se documente, puis s’offre un premier voyage vers le Montana pour approfondir ses recherches. Il y retournera à trois reprises, et aura l’occasion de participer aux travaux de scientifiques étudiant ces animaux - un privilège et une expérience qui se révèleront extrêmement précieux pour la rédaction de « Cougar Corridor », son premier roman.
Florian Rochat travaille actuellement à un nouvel ouvrage, dont l’action se situera en France et dans le Montana, aujourd’hui et durant la Deuxième Guerre mondiale.
Cougar Corridor : Une habitation isolée dans le Montana, par un beau matin d’été... Un hurlement déchire l’air immobile alors qu’une forme animale s’enfuit, sans un bruit, laissant le corpss mort du jeune Phil Bardgett, un grand trou rouge à la place du visage.
Michael Dupuis s’interroge. Les cougars sont nombreux dans la région, et les espaces sauvages, condition de leur survie, disparaissent comme jadis les terres de ses ancêtres indiens… Mais qu’est-ce qui a pu pousser l’un de ces fauves à venir choisir sa proie jusque dans la cour d’une maison ?
Très vite les événements se précipitent : ce drame conforte son amie Julie Bouchard, une écologiste française, dans son projet de créer des corridors pour éviter les interactions entre le prédateur et les humains… Mais elle frôlera bientôt elle-même la pire des morts.
Il est vrai que cette initiative contrarie les plans d’un puissant promoteur immobilier…
la collection de polars rock dans Paris.
20 arrondissements. 20 auteurs. 20 romans
Mona Cabriole, journaliste pour le webzine Parisnews, est toujours à l’affût des désordres et des injustices de notre société. Elle traque le fait divers, et s’acharne à lui redonner du sens dans un monde qui en semble dépourvu.
Chaque auteur met en scène l’héroïne dans un arrondissement de Paris et dispose d’une carte blanche pour introduire une dimension rock dans son ouvrage. La collection réunit ainsi 20 écrivains aux parcours artistiques éclectiques, et par là même 20 styles d’écriture, 20 regards sur Paris, 20 rapports à la musique.
L’écrivain rock Pierre Mikaïloff ouvre le bal avec Tournée d’adieu, « un roman rythmé comme un 45 tours ». Dans Les Fleurs du Marais, Thomas Hédouin, des flics se font trucider en musique (Antony and the Johnsons, Current 93) dans le 4ème, selon d’inquiétants rituels. Mona Cabriole poursuit ses aventures avec Laurence Biberfeld, entre le Sentier et la Bourse, dans le 2ème arrondissement, avec La Bourse ou la vie. Prochain opus le 15 juin avec Le Cinquième clandestin de Marin Ledun.
Après avoir tué à la mitraillette vingt-six de ses élèves et égorgé douze collègues et son chef d'établissement, Thomas Hédouin a compris que la carrière de l'enseignement n'avait pour lui rien d'une vocation. Fort de cette expérience, il a décidé de se tourner définitivement vers la pratique d'une autre arme : l'écriture. Il tente de ne pas se faire liquider dans ce milieu de canardeurs de tous poils. Aussi est-il contraint de temps en temps, pour l'exemple, de descendre quelques grandes gueules : Y. Khadra en a eu pour son argent, lui qui
se vantait d'avoir poussé Hédouin sur les rails de l'écriture ; J.P. Manchette et J. Thompson sont les prochains sur la liste, et c'est pas parce que Manchette est déjà mort que ça va empêcher Hédouin de le buter. Ni Thompson, d'ailleurs. A qui le tour ?
Les Fleurs du Marais sont le premier roman publié de ce jeune écrivain de 30 ans, passionné de musique, également auteur de textes de chansons en anglais et en français - "Brotoncelle's Parano" et "Mon Train Fantôme" pour L'Itinéraire Bis , Tout s'efface (6 titres).
Patricia Osganian est membre de la revue Mouvements (éditions de La Découverte) depuis sa fondation. Elle a publié de nombreux articles de critique littéraire, notamment autour du roman policier et de la violence dans l’imaginaire de la littérature d’après- guerre, de critique cinématographique et a réalisé un film documentaire pour la télévision.
Elle s'est aujourd'hui orientée vers le polar et partage son temps entre Paris et Sainte-Ménehould (Champagne-Ardenne.)
Meurtre en Champagne, c’est la chronique sociale d’un viol. Dépêché par le SRPJ de Reims, l’inspecteur Vouzelles enquête, au cœur de l’Argonne, sur les circonstances qui ont conduit à cet acte barbare.
«Flic amer, peu convaincu par l’idée du rachat et de la rédemption, et surtout le pays de Champagne-Ardenne, avec ses chaleurs lourdes de l’été, sa longue histoire de grandes guerres peuplée de défaites et de victoires et cette sourde et perpétuelle attente marquée par le chômage et la pauvreté. Nulle région ne pouvait être plus propice aux pérégrinations mélancoliques de l’inspecteur Vouzelles dont c’est la première enquête.»
Dominique Manotti.
est instituteur à Esternay et vit à Essart-lès-Sézannes. Maxi-Frisssons au Maxishop est son premier roman.
Maxi-Frisssons au Maxishop : Quand David disparaît à la sortie du Maxishop, deux cousins, Denis et Étienne, prennent l’affaire en main. Détectives débutants, ils passent tous les week-ends chez leur tante Fanny dans une maison...
Un polar incisif et un peu décalé à la fois, mené par un duo sympathique dont l’efficacité est à la mesure de sa nonchalance.
Les lieux : Sézanne, Esternay et Les-Essarts-lès-Sézannes.
Le suspense est au rendez-vous d’autant que le coupable est au-delà de tout soupçon !
De Gaulle, Van Gogh, ma femme et moi :
Il faut que cette photo fasse le tour du monde, mes amis ! Le monde entier doit savoir que sans Vincent Van Gogh, le général de Gaulle n'aurait été qu'un insignifiant moucheron sur le pare-brise de la Création... Ou pachou pachou paya ! Nous avons levé ce qu'il restait de nos verres à la géniale harangue d'un Philippe Sollex porté par la grâce. Ou pachou pachou paya ! C'est à ce moment-là que les loufiats de la Closerie des Lilas, excédés, nous ont foutus dehors, Sollex, sainte Cathy la partouzeuse, l'écrivain dépressif au regard de poisson mort – un dénommé Michel Welbeck –, Chavanel, le petit Grudé et moi, Bernard Maresquier, gaulliste retraité de la chaussure, obsédé par les chevilles des femmes et le souvenir ému de tante Yvonne.
Dans deux jours, Vincent Van Gogh va mourir. Dans quatre mois, Charles de Gaulle va naître. Mais ils vont se rencontrer. Un OVNI littéraire savamment déjanté, où l'on rit beaucoup, à l'instar de Poste Mortem.

Sansalina : Pablo Zorfi va mal. Très mal. Enfant, il a joué sa vie dans les ruelles crasseuses de Sansalina. Maintenant qu’il règne sur la ville, il sent qu’il perd les pédales. Il devient mauvais. Ses meilleurs amis lui font peur. Il ne fait plus confiance à personne. Il est usé. Pour reprendre pied, il sait ce qu’il lui faut. Il lui faut la peau d’une femme.
Cette femme, c’est Dolores, qu’il aime depuis l’enfance, et qu’il n’a jamais eue qu’en rêve. La volcanique Dolores devenue bibliothécaire, qui possède ce qu’il n’aura jamais : la culture. Et la liberté. Entre ces deux-là : un abîme de violence. Celui qui sépare les hommes qui vivent chaque jour comme s’ils allaient mourir le lendemain et les femmes qui portent la vie et tremblent devant eux.
Le Chapeau de Victor Noir : Philip Kovacks, un universitaire britannique installé à Paris, mène une vie recluse, sans saveur. Son divorce l’a laissé seul face à lui-même, replié sur ses obsessions intellectuelles. Un soir, en rentrant chez lui, Kovacks croit percevoir un étrange parfum flotter dans son
appartement. Rien de bien inquiétant jusqu’à ce qu’il découvre que sa vieille machine à écrire a disparu, qu’on a fait opposition sur sa carte de crédit et que son permis de séjour vient d’être suspendu. Démuni, incapable de prouver son identité, Kovacks voit sa vie tourner brutalement au cauchemar…
Envoûtant, subtilement hédoniste, ce roman est une ode à la Ville Lumière et à sa faune hétéroclite, autant qu'à sa réputation de haut lieu de l'amour et du hasard.

Jérôme Bellay, homme de radio et de télévision, est le créateur de France Info et de LCI. Il a dirigéEurope 1 et il est producteur de « C dans l’air » sur France 5 et de « Nous ne sommes pas des anges » sur Canal +.
« Entre les lignes ou le journaliste » : Vincent Delorme est grand reporter à la télévision. Alors qu’il dédicace son dernier livre, il est assassiné d’un coup de revolver : la balle l’atteint au milieu du front. L’assassin s’enfuit et laisse son arme.
Pas d’autres indices. Le crime fait grand bruit, car c’est un journaliste vedette qui 
a été abattu. L’enquête piétine… jusqu’au moment où l’on découvre que c’est dans le livre qu
’il dédicaçait que se tient la clef de l’énigme, ou plutôt entre les lignes de cet ouvrage.
Dans ce nouveau thriller, Jérôme Bellay décrit au plus près et sans concessions, le milieu du journalisme, qu’il connaît sur le bout des doigts. Bien entendu, certains acteurs de l’information apparaissent sous un jour méconnu du public. Mais surtout, et c’est l’attrait principal de ce roman, nous découvrons leur véritable rôle. En somme, l’envers du décor.
Toute ressemblance avec des personnages et des faits réels n’est pas fortuite…
a été psychologue spécialisée en psychocriminologie. Après quelques années de pratique en Belgique, notamment auprès de criminels sexuels (bilan psychologique et thérapie), elle décide d’exercer dans divers pays d'Europe, les fonctions de formatrice, responsable de communication et consultante en management... Parisienne, elle propose avec Echo, un thriller psychologique novateur, angoissant et fascinant.
Echo : « Pervers polymorphe insaisissable, caméléon génial se métamorphosant à l'infini pour coller à un environnement en sables mouvants, je traque, j'épuise, je flatte et je frappe. » Le star-system est en deuil depuis que les frères Vaillant, présentateurs adulés de l'émission du moment, ont été sauvagement assassinés. Appelée en renfort auprès du commandant Vivier, l'experte en sexo-criminologie Garance Hermosa établit vite que le crime, obéissant à un obscur rituel, est l'œuvre d'un esprit particulièrement sadique et torturé. Mais dans cet univers de strass et paillettes où les volontés de nuire sont légion, tous ceux que croisent le policier et sa collaboratrice ont une personnalité assez perverse pour être suspects. Afin de démasquer le meurtrier, la jeune profiler à la vie chaotique devra s'en faire le miroir. Au risque d'épouser sa folie et de plonger au cœur du mal…
Editions Plon
Date de parution : 26 Février 2009
Nombre de pages : 320
ISBN : 2-259-20888-6
Productrice d’une émission littéraire (France Inter,« Parking de nuit ») et chroniqueuse sur France Info (« Musiques de films »), Sophie Loubière a publié des nouvelles policières et quatre romans, dont « La petite fille aux oubliettes » (Baleine, coll. Le Poulpe) et « Dernier Parking avant la plage » (édition Les belles lettres et Folio Policier)
Dans l'oeil noir du corbeau : Paris. Pour fêter ses 40 ans, Anne Darney s'apprête à prendre l'avion à la recherche de son amour de jeunesse, Daniel Harlig, histoire de s'affranchir d'un souvenir qui l'obsède et aura contribué à l'échec de toutes ses relations amoureuses. Elle a décidé, plus de vingt ans après, de retrouver ce garçon américain qui lui avait fait la promesse, un jour, de venir la chercher. Mais ce que Anne va trouver à San Francisco ne ressemble en rien à une bluette...
Pour connaître toute la vérité sur ce qui lui apparaît vite comme « l'affaire Daniel Harlig », il lui faudra convaincre un inspecteur de police fraîchement retraité, Bill Rainbow, grand amateur de gastronomie dont la corpsulence n'est pas sans évoquer celle d'Orson Welles, de reprendre du service. En échange de la confection par Anne, cuisinière émérite, d'un repas de Noël digne du Festin de Babette, Bill va accepter de reprendre cette enquête qui le mènera à une découverte stupéfiante.
Ce roman policier psychologique et charnel, truffé d'hommages à Alfred Hitchcock, où les secrets intimes enfouis dans le passé se mêlent aux appétits les plus crus, est ancré totalement dans l'époque, l'action se situant essentiellement aux États-Unis en décembre 2008, en pleine récession mondiale, un mois après l'élection de Barack Obama.
En bonus, la présence de fiches cuisine à la fin du roman, reprenant les plats qui composent le festin élaboré par les deux protagonistes du livre.
Après Pavillon 38 (en cours d'adaptation au cinéma) et Caïn & Adèle, thrillers contemporains mettant en scène une psychiatre aux prises avec des fous dangereux, Régis Descott remonte aux origines de la psychiatrie, au temps de Charcot et des aliénistes. Une époque qui ne connaissait pas encore les psychotropes, et où l’on avait surtout recours à la psychologie pour soigner les patients.
Ce roman est né de longs mois de recherches sur la médecine à la fin du XIXe siècle et sur le thème de la dégénérescence, au cœur de l’œuvre de Zola, de Huysmans ou encore de Lorrain. Passionné par la peinture et la photographie, l'auteur a étudié les rapports parfois étroits entre création artistique et folie et bâti son intrigue autour de ce thème central. Il vit à Paris.
Obscura : Lorsque le crime est élevé au rang des beaux arts… un thriller historique, psychologique et pictural autour du Déjeuner sur l’herbe, d’Edouard Manet.
Le lit de Béton : c'était en 1994, et à cette époque j'étais l'un des rois de la nuit londonienne. J'avais ma petit affaire, mon réseau, un magazine underground et branché : ça tournait bien. Sans me vanter, j'étais la plus grosse et la plus belle saloperie de toute la ville. J'étais l'Empereur et personne ne déconnait avec Sa Majesté. Puis " ils " m'ont engagé et ma carrière a pris un tout autre virage. J'ai juste omis de vous préciser deux dernières petites choses. De simples détails. Je suis un mort vivant et je réalise des snuff movies.
Serge Fréchet est professeur de lettres au lycée Monge de Charleville-Mézières, dans lesArdennes, et membre du Collège dePataphysique..
HANXUEMA : Lebroc pose le petit cheval chinois sur la table basse du salon, bien en lumière. Il sort le Polaro, un vieux SX 70 à soufflet et prend trois photos. La nuit est noire, pas d'étoiles. Le thermomètre doit toujours se balader sous zéro. Il enveloppe la sculpture dans deux plastiques et ferme le tout hermétiquement avec du chatterton. Dans un coin du jardin, là où il plante son herbe au printemps, il creuse. Cinquante centimètres. Il pose le paquet au fond, rebouche, et place dessus deux grosses pierres. Un dernier coup d'œil. Il va ranger la pelle et rentre se coucher. Un homme qui n'a jamais vu le cheval flotte sur la Meuse, les rotules explosées et la gorge tranchée. Du grand art ! Lebroc, lui, a vu le cheval et il l'a acheté. Alors, tous les rêveurs d'ici et d'ailleurs se sont réveillés pour raconter l'histoire du Hanxuema.
Française vivant à Dakar, Laurence Gavron est réalisatrice de documentaires sur des artistes sénégalais : musiciens, griots, réalisateurs... Elle écrit régulièrement dans la presse locale et a fait plusieurs expositions photo au Sénégal. Elle a obtenu récemment la nationalité sénégalaise.
HIVERNAGE : Dakar, pendant l’hivernage la chaleur est accablante et tout le monde vit au ralenti. Quand la pluie tombe, soudaine, vigoureuse et bienfaisante, la ville se réveille et les enfants sautent dans les flaques. C’est au cours de ses jeux que l’un d’entre eux découvre un objet étrange dans le caniveau : un sexe d’homme sanguinolent ! L’hilarité se mêle à la gêne et au dégoût mais les enfants préviennent finalement le commissaire Jules-Souleymane Faye. Celui-ci ouvre une enquête qui le mènera de Dakar à Louga, petite ville du nord du pays, sur la route de Saint-Louis, non loin des régions de Peul nomades. En chemin il croisera : la belle Léocady, métisse franco sénégalaise élevée en France, artiste libre et affranchie de tous les préjugés ; son amant Bokar, jeune provincial devenu rédacteur en chef d’un grand quotidien local et Mariama, mariée à un immigré. Elle fait partie de ces nombreuses femmes qui ne voit leurs maris que tous les deux ou trois ans car ils sont partis en « Europe » gagner la vie de leur famille… Loin de la grande métropole, Jules-Souleymane va découvrir une autre réalité de son pays.