Igort est l’un des acteurs majeurs de la bande dessinée européenne contemporaine. Son œuvre graphique tente de rapprocher les apports des avant-gardes picturales et littéraires des images issues de la culture populaire.
De son vrai nom Igor Tuveri, est né en Cagliari (Sardaigne) en 1958 débute professionnellement en 1980 en publiant dans la revue transalpine Linus, puis en fondant en 1982 le groupe d’auteurs Valvoline, regroupant Daniele Brolli, Roberto Baldazzini, Lorenzo Mattotti et Giorgio Carpinteri.
Par la suite, il publie pour le compte de nombreuses revues italiennes (Vanity ou Frigidaire) et européennes (Métal Hurlant, L’écho des savanes, The Face…). Paraissent en France à cette période : La léthargie des sentiments (Albin Michel, 1988) ou L’enfer des désirs (Humanoïdes associés, 1991).
L’aspect éditorial représente une partie importante du travail d’Igort. Il crée des revues (Dolce Vita ; Fuego ; Due) et surtout fonde en 2000 sa propre structure d’édition Coconino Press où paraissent entre autres Sinatra (traduit en français chez Amok, 2001), City Lights, 5 est le numéro parfait (traduit en français, Casterman, 2002), Yuri (Vertige graphic).
Au début des années 90, il est l’un des premiers auteurs de BD européens à collaborer avec le Japon. Des séries comme Amore ou Yuri sont publiées chez l’un des plus gros éditeurs de manga Kodansha. Mais comme souvent avec Igort, l’underground est juste à côté et il publie au Japon chez un label alternatif Hon Hon Do.
En 2004, Coconino Press et Vertige graphic s’associent pour coéditer l’album Baobab puis la revue livre Black, sous-titrée « le retour des avant-gardes soft ».
C’est en 2004 que paraissent chez Casterman ses deux volumes consacrés à Fats Wallers scénarisée par l’auteur argentin Jorge Zentner. La musique est une source d’inspiration constante pour Igort lui-même musicien. Il joue dans deux groupes Igort & The Los ciceros et Slava Trudu.
En 2007, L’alligator est traduit en français. Igort met en images le récit de Massimo Carlotto relatant les aventures de trois détectives sardes .
Enfin quand il ne dessine pas ou n’écrit pas, Igort anime des émissions radiophoniques sur Radio Citta del Capo-Popolare ou radio 2 RAI.
Traité dans une subtile bichromie bleutée qui en accentue les contrastes et la violence rentrée, magnifiquement épuré, 5 est le numéro parfait est un numéro de haute voltige, un exercice de style d’une impressionnante rigueur et d’une folle élégance. Aux confins de la littérature, du cinéma et de la bande dessinée, Igort dédie cette variation au scalpel à la mémoire de deux Georges - le belge Georges Simenon et l’américain George Herriman, auteur du génial Krazy Kat. C’est tout dire.
Site : www.igort.com
Né à Turin en 1974, Pier Paolo ROVERO est docteur en science de la communication de l’université de sa ville natale. Il reçoit des mains du légendaire Carl Barks (le créateur de Picsou) son diplôme de l’Académie Disney de Milan. Dés lors, il travaille pour la version italienne du Journal de mickey et pour divers éditeurs italiens tout en enseignant la bande dessinée à l’occasion de missions humanitaires. Pier Paolo est aussi un peintre de grand talent dont l’œuvre a fait l’objet de plusieurs expositions à Turin.
2006 marque son entrée chez les éditeurs de langue française avec la création de Malone d’après Michel Rio (2 tomes chez Casterman). En 2007, le premier épisode du Terroriste, fiction politique noire écrite par Jean-Claude Bartoll, est publié aux éditions Glénat. Le second tome vient de paraître.

G9 et altermondialisme, deux visions de notre proche avenir qui s’affrontent tout au long de ce récit documenté et terrifiant…
Tome 1 :
L’Europe dans un futur proche, dominée par un ordre policier radical, sert de cadre à cette nouvelle série. La Chine toute-puissante a rejoint les autres grandes nations de la planète dans le cadre du G9. La presse comme les altermondialistes est parquée loin des villes lors des grands événements, traquée par un pouvoir peu démocratique. Les positions du pape JEAN-PAUL VI, favorables au peuple face à l’autisme des gouvernants, inquiètent ses proches.
Tome 2 :
Paris. Clôture du G9. Le jeune journaliste Arno Toms ne le sait pas encore, mais il est devenu le terroriste le plus recherché de toute la planète, celui qu'on accuse d'avoir assassiné sa Sainteté Jean-Paul VI, venu exhorter les puissants de ce monde à plus d'humanité. L'information n'a toutefois pas encore filtré dans les médias. Et ce pour une raison toute simple : la police a décidé d'abattre Arno dans la discrétion la plus totale. Inconscient des charges qui pèsent sur lui, le journaliste poursuit son reportage sur les Black Blocs, des anarchistes altermondialistes en fuite depuis leur attentat manqué contre les participants du G9... Il ignore encore que la mort va répandre ses fleurs de sang un peu partout autour de lui.
Site : www.pierpaolorovero.com
Benoit Bengal opte pour une carrière d'illustrateur et d'auteur de bandes dessinées
à la fin des années 90.
Fervent amateur de BD de toutes origines, également
passionné de peinture digitale, de jeux vidéo, d'animation, de cinéma et de jeux de réflexion en général, il débute dans la vie active en 1998 en signant son premier album The Only One qui ne paraîtra que bien plus tard. En 1999, il travaille ensuite comme illustrateur/game designer au studio de développement de jeux vidéo Darkworks à Paris. En 2001, il y retourne pour deux ans.
En 2003, il revient en professionnel à la bande dessinée. Il publie ainsi les albums Meka (2 tomes, Delcourt) et enfin The Only One (Glénat). Il réalise aussi de courtes histoires pour diverses publications (Fligt - Image Comics). Il participe en outre aux Chroniques de Sillage (Delcourt) et à Skydoll Factory (Soleil). En 2008, avec Jean David Morvan au scénario, il sort Naja (Dargaud).
Elle porte le prénom d’un serpent. On l’appelle Naja. Son métier : tueuse professionnelle. Elle est la numéro trois d’une organisation dirigée par le mystérieux Zéro. Et du serpent, justement, elle possède la beauté glaciale, l’absence d’émotions et le sang-froid à toute épreuve. Autant de qualités indispensables à l’exercice de sa profession. Naja en ajoute une autre : l’insensibilité à la douleur. Une anomalie sur laquelle les médecins se sont penchés sans percer son mystère. Mais un jour, Zéro décide de lancer un contrat sur elle… Naja ignore pourquoi mais elle doit sauver sa peau. Elle se confronte à Numéro 1, un tueur à gages du genre tenace. Un type efficace, intelligent et bourré de convictions. Un organisateur qui prépare ses meurtres av
ec la précision d’un ingénieur. Numéro 1 ne laisse rien au hasard. Cela tombe bien, Naja déteste le hasard…
Belle et vénéneuse, fascinante et dangereuse, Naja est tout cela à la fois. Mais elle laisse aussi deviner une vulnérabilité qui prend sa source dans un passé que l’on devine riche en révélations et dont le scénariste ne laisse affleurer que quelques indices. Sa quête de la douleur, une sensation qui lui est interdite, ajoute encore à son étrangeté et à son pouvoir de fascination sur le lecteur. Une série originale et prometteuse, racontée en voix « off » d’un ton froid et détaché qui renforce la dramatisation implacable du récit.
Simon Andriveau est né en 1978, à Reims. Dessinateur dans l'âme depuis son plus jeune âge, il a toujours été sensible à une petite voix, qui avec le temps, s'est muée en belle certitude, à savoir, que de cette passion, il ferait son métier. Pour parvenir à ses fins, le voici lancé dans des études d'art. Il intègre l'école Emile Cohl à Lyon, puis monte sur Paris pour suivre les cours de la section « cinéma d'animation », de l'école des Gobelins.
Fraîchement diplômé, Simon exécute ses premiers pas dans la vie professionnelle au sein d'une entreprise d'effets spéciaux pour le cinéma et la télévision. Il découvre un travail qui lui plait, pourtant, le dessin lui manque plus que jamais, et lorsqu'on lui propose de collaborer sur un long métrage d'animation, réalisé par Luc Besson, il décide de quitter son travail pour retourner à ses chers crayons. Pour lui, la bande dessinée est un médium fantastique, qui lui offre la possibilité de raconter des histoires avec un minimum de contraintes. Pour créer, Simon s'inspire de ses lectures, du cinéma, de multiples discussions, mais ce qui le touche généralement, ce sont, avant tout, des lieux, des architectures, des paysages ou des ambiances. Pour Le Grand siècle, il lui faut ainsi deux mois pour mettre en forme ses idées et réaliser quelques dessins. Son projet prenant forme, il est prêt à démarcher les éditeurs, c'est ainsi que les éditions Delcourt accueillent avec enthousiasme les prémices du premier volet du Grand siècle. Simon travaille aujourd'hui à la suite de cette première série historique tout en caressant le rêve d'être un jour l'adaptateur d'un célèbre conte.
(Source Delcourt)
Site éditeur : www.editions-delcourt.fr
Originaire du Nord-Pas de Calais, Karl T. découvre la BD par le biais des petits formats. Après l'obtention d'un Bac C, il se rend à Bruxelles suivre les cours de l'Institut Saint-Luc en Graphisme, option BD. Divers petits boulots de pub, de communication et d'illustration le conduisent à Lille pour attaquer son premier album de bande dessinée : Scalp (2 tomes), avec Jean Wacquet au scénario, d'abord paru au Téméraire, puis chez Soleil.
Deux tomes et quelques boulots alimentaires plus tard, il rencontre, par l'intermédiaire d'Eric Hérenguel, Damien Marie qui lui propose de travailler avec lui sur La Cuisine du Diable (4 tomes).
Chronique d’une enfance brisée mais prête à tout pour survivre dans l’Amérique de la Prohibition, gangrenée par la Mafia…
New York. 1931. Le jeune Anthony Poucet voit mourir ses parents d'une rafale de mitraillette. Un dérapage dans un règlement de compte entre bootleggers. Ça n’empêche plus personne de dormir dans Little Italy… Si ce n'est que ce petit meurtre banal va soudain déclencher une terrible guerre des gangs dans le sillage de ce gamin bien décidé à ne pas se laisser dévorer par son destin. Une croisade sanglante et haletante qui le mènera de drame en drame, jusqu'à croiser le chemin d'un certain Al Capone... La Cuisine du Diable est une grande saga policière inspirée par la cruauté et lesmanigances des Ogres dans nos grands contes enfantins, comme Le petit Poucet, Barbe Bleue ou encore Jack et le haricot géant.
Récompensée au « Festival Polar & Co » de Cognac, elle constitue un mélange littéraire inédit et détonant, une oeuvre à la dramaturgie sombre et torturée, éclairée du feu de l'action la plus trépidante.